Un bon coup ?

Les clichés sur la sexualité

Les hommes ont des besoins sexuels qu’ils ne peuvent pas contrôler.

Vrai :

Faux :

Voici la réponse :

Les hommes n’ont pas plus de « besoins sexuels » que les femmes ! C’est une idée complètement fausse. Même les besoins dits « naturels » que l’on ressent sont liés à nos habitudes culturelles : par exemple, quand on ressent le besoin de manger un petit déjeuner, un déjeuner et un dîner, c’est parce qu’on nous a appris à le faire depuis plusieurs générations ; il y a des époques où les gens ne faisaient qu’un ou deux repas par jour ! Pour le sexe, c’est pareil. On encourage et on glorifie le désir sexuel masculin, tout en méprisant celui des femmes. Du coup, on a cette fausse idée selon laquelle les hommes seraient « incapables » de se retenir, et que donc, le viol est plus ou moins excusable. Rien, physiologiquement, ne pousse les hommes à avoir des besoins sexuels. Le désir sexuel des hommes est simplement davantage encouragé par la société.

C'est fini ! 😀

Une fille qui ne dit pas « non » pense « oui ».

Vrai :

Faux :

Voici la réponse :

NON, NON, NON. On connaît toutes et tous l’adage « Qui ne dit mot consent ». C’est complètement faux et super dangereux. Quand la personne en face ne dit rien, c’est primordial de s’assurer de son consentement. Ce n’est pas facile de dire « non », surtout niveau sexe. On peut avoir peur de décevoir, peur de vexer, peur de passer pour quelqu’un de « coincé », peur de la réaction de l’autre, peur de la violence. Ce qui est très important, c’est vraiment de demander avant. Parce que beaucoup de filles ont intériorisé le fait qu’elles n’avaient pas trop intérêt à dire « non ». Du coup, elles gardent le silence ou détournent la conversation en espérant que la personne en face va bien finir par arrêter d’insister. Il y a aussi beaucoup de stratégies sur internet pour passer outre le consentement, comme des articles qui encourage les hommes à trouver des parades pour réussir à coucher avec des femmes en passant en force. C’est vraiment violent, c’est carrément irrespectueux et interdit par la loi. Quelqu’un qui ne dit rien, qui a peur, qui fait mine de partir, qui a bu ou pris des drogues : on lui fout la paix !

C'est fini ! 😀

Les filles lesbiennes changeraient d’avis si elles couchaient avec un homme bon au lit.

Vrai :

Faux :

Voici la réponse :

Etre lesbienne, c’est une orientation sexuelle. Le fait de croire qu’elles pourraient « changer », c’est imaginer que l’hétérosexualité est la seule orientation sexuelle normale et naturelle. Ce n’est pas vrai : il en existe beaucoup d’autres. C’est le genre de choses que l’on sait généralement avant même d’avoir couché avec quiconque. C’est comme si on disait à quelqu’un d’hétéro de tester avec d’autres genre pour être « vraiment sûr » : ça ne viendrait à l’idée de personne, et ça serait extrêmement violent. Là, c’est pareil !

C'est fini ! 😀

Niveau sexe, c’est normal de se forcer parfois pour faire plaisir à son/sa partenaire.

Vrai :

Faux :

Voici la réponse :

Quand quelqu’un n’a pas envie de faire l’amour ou de faire une pratique sexuelle, il faut le respecter. Forcer quelqu’un, c’est un viol. Si tu sens que c’est compliqué pour toi de refuser, c’est peut-être que ton/ta partenaire ne prend pas assez tes désirs et tes limites en compte. C’est important d’en parler. Et si on te fait subir du chantage, des menaces, des violences pour que tu « acceptes » un acte sexuel, c’est complètement interdit. Si ça t’arrive, n’hésite pas à cliquer sur Besoin d’aide ou à nous en parler sur le tchat.

C'est fini ! 😀

Si les filles s’habillaient moins court, il y aurait moins de viol.

Vrai :

Faux :

Voici la réponse :

Les femmes, comme les hommes, ont le droit de se vêtir comme elles le veulent. Les vêtements servent à s’habiller, en conformité avec le temps qu’il fait dehors, à affirmer son identité ou à se sentir belle/beau… Aussi légers soient-ils, personne ne s’habille pour se faire tripoter, siffler, emmerder ou violer. Lorsqu’une fille est violée, ce n’est pas de la faute de sa jupe, mais de la faute du violeur. Par ailleurs, huit viols sur dix sont commis par quelqu’un de l’entourage de la victime, à savoir, un ami, conjoint, parent, voisin, ex… des personnes en qui elle a confiance. Les agresseurs inconnus représentent seulement 15% des situations de viol. Ce mythe des violeurs qui seraient attirés par un bout de cuisse aperçu dans le bus ne reflète donc pas du tout la réalité des viols. Autrement dit, les femmes sont plus en danger chez elles que dans la rue ! L’idée que les femmes sont en danger dehors, qu’elles doivent rentrer tôt et ne peuvent pas sortir seules, mérite d’être repensée. Enfin, plusieurs études montrent que les violeurs ne se souviennent généralement pas de la tenue que portait leur victime au moment des faits. Comme quoi, ça ne les intéresse pas.

C'est fini ! 😀

Une fille qui couche avec plusieurs garçons ne se respecte pas.

Vrai :

Faux :

Voici la réponse :

La liberté sexuelle des femmes est « acceptée » depuis très peu de temps. Elle a émergé avec la contraception (loi de 1967, mais on la prescrivait déjà avant illégalement) et l’avortement (loi de 1975, on le pratiquait aussi avant, avec parfois le risque de subir la peine de mort). Il était impensable avant cette période qu’une femme puisse avoir autre chose qu’un mari, pour des raisons d’enfantement et d’héritage (et de machisme…). Même si, bien sûr, des femmes ont dérogé à la règle ! C’était en tous les cas très mal vu, ça ne se faisait pas du tout. Le contrôle sur le corps des femmes était alors très grand : on essayait de « soigner » certaines femmes que l’on considérait comme libres sexuellement. Aujourd’hui, on entend dire que les femmes font ce qu’elles veulent, qu’elles peuvent coucher avec qui elles veulent en toute liberté. Ce n’est pas tellement vrai : même si rien ne l’interdit explicitement, on les traite rapidement de « putes », de « salopes », alors qu’un homme qui a beaucoup de partenaires est considéré au pire avec indifférence, au mieux avec admiration. On dira que c’est un « Dom Juan », un « beau gosse », un « tombeur ». Or, les femmes, comme les hommes, ont le droit de faire ce qu’elles veulent avec qui elles veulent : le fait de se moquer d’elles, de les rabaisser parce qu’elles assument leur sexualité est violent, illégitime et injuste.

C'est fini ! 😀

C’est l’homme qui domine dans un rapport sexuel.

Vrai :

Faux :

Voici la réponse :

Premièrement, cette phrase part du principe qu’il n’y a que des couples hétérosexuels. Or, la sexualité ne se résume pas du tout à ça : ce n’est pas parce qu’on ne voit que des couples hétéros dans les films, les pubs, les livres etc. que c’est la vérité ! Ensuite, un rapport sexuel est un échange : ce n’est pas un rapport de force. On peut avoir envie de dominer ou d’être dominé·e à des moments (parce que ça correspond à nos fantasmes), mais en aucun cas ça ne doit être une règle qui vaut pour tous et tout le temps ! Cette idée est notamment liée au vocabulaire que l’on emploie pour décrire certains rapports sexuels : on dira que l’homme « pénètre » et que la femme « est pénétrée ». C’est un choix de vocabulaire, qui met les femmes en position passive, et les hommes en position active, tout en oubliant complètement les autres sexualités. Pourquoi ne dit-on pas, par exemple, que le vagin « absorbe » le pénis ? On pourrait aussi choisir mille autres solutions. Le langage, comme beaucoup d’autres choses, sont révélateurs de la façon dont on perçoit les femmes et les hommes dans la société : l’un dominant, l’autre dominée.

C'est fini ! 😀