Ses pratiques sexuelles me gênent

RAPHAËLLE « Mon copain me demande des fellations systématiquement à chaque rapport (donc tous les jours…) et se vexe (pas méchamment) qd je refuse. Parfois on se dispute vite fait. Monsieur se braque et au final je finis toujours par la prendre dans la bouche pr etre tranquille… Pourtant au départ j’aime bcp la fellation mais la TOUT LE TEMPS, comme si c’était un passage obligé et bin ça me gonfle. J’ai aucun plaisir. Souvent je me force et j’ai beau me mettre en condition dans ma tete pr essayer de prendre mon pied, c’est désagreable. » (Source)

SONIA « Parfois, je n’ai pas envie de coucher avec ma copine, mais elle insiste… et on finit par coucher ensemble.. Nos rapports sont très longs. Je me sens épuisée après. Je suis à bout émotionnellement, et j’ai déjà craqué par la suite. Mais pas devant elle, dans la salle de bain ou dans des endroits où je sais qu’elle ne m’entend pas.» (Source)

LAETICIA « Voila j’ai un énorme souci avec mon mec. Il aime / adore la sodomie et moi pas du tout. Nous l’avons fait plusieurs fois mais je n’y ressent aucun plaisir même ça me bloque (…). Parfois j’ai même envie de pleurer. Les fois ou nous l’avons fait il commence a devenir violent, genre me tirer les cheveux, me mettre des fessées en me demandant de lui dire que j’aime ça. J’ai vraiment l’impression d’être dans un porno. Je déteste. En fait il en arrive a me faire détester le sexe et les trucs inhabituels » (Source)

Si tu veux témoigner, ou lire d’autres témoignages de personnes ayant vécu ce type de situation, tu peux aller sur le site de Polyvalence : Brisons les silences, et le Tumblr de Paye ton couple !

Les signes de l’abus

Ton/ta partenaire :

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La sexualité est très intime et très taboue ; elle touche au rapport à soi et à l’autre, et à ton identité sociale. Notre rapport à la sexualité est influencé par les médias, la pub, la télé, les séries et les films (pornos ou pas). La distance entre eux et la réalité est parfois brouillée, parce que nous intériorisons et reproduisons les comportements qu’ils véhiculent. Certain·e·s pensent qu’il est normal de réaliser certaines pratiques alors qu’il ne faut faire que ce dont tu as envie, et ce que tu es prêt·e à faire. Si ton/ta partenaire n’est pas capable d’attendre ou de respecter ton avis, il/elle te manque de respect. Personne ne peut t’obliger à faire quoi que ce soit avec ton corps !

Le fait d’être en couple n’oblige à rien sexuellement. Être ensemble ne veut pas dire qu’on doit avoir des relations sexuelles, quel que soit leur type. Et personne n’a le droit de te reprocher de ne pas vouloir faire certaines choses. Le fait de choisir quelqu’un avec qui on veut construire quelque chose (de grand ou de petit) ne veut pas dire qu’on lui appartienne, ni moralement, ni physiquement.

Tu as le droit d’interrompre un rapport sexuel à tout moment si tu ne te sens plus à l’aise. Ni ton/ta partenaire, ni tes ami·e·s n’ont le droit de commenter ou critiquer ta sexualité et ton corps. Tu n’as pas à céder à la peur de ce que les autres pourraient dire ou te faire. Ils/elles n’ont pas le droit de te culpabiliser parce que tu refuses de faire quelque chose. Peu importe le nombre de fois où tu as dit « oui », tu es libre de dire « non » si tu n’as pas envie ! Pratiquer un acte sexuel sous la pression de ton partenaire ou du groupe, c’est céder, et non pas consentir. Si ton mari, ton copain ou ta copine te force à avoir des rapports sexuels lorsque tu ne veux pas, il/elle commet un viol conjugal et c’est puni par la loi.

De la même manière, ton·ta partenaire n’a pas le droit de te faire du chantage affectif pour obtenir des rapports sexuels. Ce n’est pas parce que tu n’as pas envie que tu ne l’aimes pas, et il/elle n’a rien à exiger de ta part.

Pour aller plus loin sur cette question, tu peux lire notre article “Les hommes ont-ils plus besoin de faire l’amour que les femmes ?”

La sexualité est un sujet délicat pour la plupart des gens et verbaliser certaines craintes peut aider à les dépasser. Cependant, si ton/ta partenaire ne comprend pas, s’il/elle devient violent·e, te menace ou te force, parles-en à quelqu’un, même si ça peut être gênant ! Surtout ne reste pas isolé·e : tes ami·e·s, ta famille, tes collègues peuvent te soutenir. Il est important que les autres sachent ce que tu vis, car tu peux être en danger.

N’hésite pas à en parler aux professionnel·le·s, par exemple, sur notre tchat [LIEN]. Les associations sont là pour t’écouter, te soutenir et t’accompagner, sans aucun jugement. Tu peux parler de tout.