Il/elle est violent·e quand il/elle a bu

ANNA « Je suis avec mon copain depuis 2 ans et, quand il abuse un peu sur l’alcool, il devient violent. Par exemple il me gifle, m’étrangle, m’insulte, me mord à me laisser des bleus pour des choses banales. Au début, il était pas comme ça ; et moi non plus je n’avais jamais levé la main sur quelqu’un. Mais c’est comment s’il m’avait poussée à le faire : ça ne veut pas dire que je le frappe, mais quand il est comme ça avec moi je deviens une boule de nerfs incontrôlable, je pleure, je vomis, je me crispe à m’en rendre malade, et plus je m’énerve plus il s’emporte. Quand il boit, c’est une autre personne. Je ne le connais plus et le lendemain il s’excuse, promet de ne plus recommencer. Je laisse passer et ça recommence, parce que tout ce que je subis me remonte à la tête, et le tout fait une énorme boulette qui me fait pleurer, et il a horreur de ça. » (Source)

CLAIRE « Il était complètement saoul. Il devait me raccompagner chez nous, mais lorsque je lui ai fait remarquer son état, il s’est emporté, il m’a ridiculisée devant eux et a fini par me laisser seule dans la rue en pleine nuit. Auparavant, les violences ne survenaient toujours qu’entre nous deux. Quand j’ai vu que ses amis le soutenaient, j’ai pris conscience que j’étais devenue une victime. Et c’est ce qui m’a décidé à partir, plus que les coups. » (Source)

Si tu veux témoigner, ou lire d’autres témoignages de personnes ayant vécu ce type de situation, tu peux aller sur le site de Polyvalence : Brisons les silences, et le Tumblr de Paye ton couple !

Les signes de l’abus

Ivre, il/elle :

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C’est facile pour lui/elle de reporter sa faute sur l’alcool, ou de dire qu’il/elle ne se souvient pas. Mais ses actes ne sont pas acceptables et te mettent en danger. Le fait de consommer de l’alcool ou des drogues peut faciliter le passage à l’acte, mais n’est pas une excuse pour être violent·e. Il/elle est seul·e responsable de la violence. Beaucoup de gens boivent et ne sont pas violents, parce que ce n’est pas l’alcool qui frappe ou insulte, c’est la personne qui en consomme qui décide de ses actes. Pour cette raison, il est important de comprendre aussi qu’arrêter l’alcool ou être soigné·e d’un problème d’alcoolisme n’est pas une garantie que les violences vont s’arrêter.

Par amour, il est tentant de vouloir accepter ses excuses et de penser qu’il/elle peut changer, mais il faut avant tout penser à te protéger, car ces violences peuvent dégénérer et devenir de plus en plus graves.

Personne ne peut toucher à ton corps sans que tu le veuilles ! Les coups, étranglements, morsures et rapports sexuels forcés sont des actes punis par la loi. Pour t’en protéger, n’aie pas peur d’en parler. Ta famille, tes ami·e·s, tes collègues, tes voisin·e·s ou les associations peuvent te soutenir et t’aider à prendre soin de toi.

Tu peux consulter la page J’ai besoin d’aide pour t’aider à te protéger de cette situation !

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