Je vis des violences

Si tu penses vivre des violences, voici des informations pour t’aider à en sortir !

Je pense vivre des violences

Tu n’es pas responsable des violences que tu subis, quelles qu’en soient les circonstances. Si tu veux agir, si tu te sens en danger mais ne sais pas quoi faire, tu peux en parler à des personnes de confiance dans ton entourage, ou contacter des associations spécialisées. Pour les connaître, tu peux consulter la pages des numéros utiles [Lien page Numéros utiles]. Si tu préfères passer par l’écrit, tu peux nous contacter sur le tchat

En parler autour de toi, c’est aussi détruire la stratégie de l’agresseur qui vise à te réduire au silence. C’est un moyen de reprendre le pouvoir sur la situation. Pour en savoir plus sur la stratégie utilisée par les hommes violents, tu peux lire notre article “Comment savoir quand ça va trop loin?”

Quelques conseils pour en parler

Il n’est pas forcément facile de parler des violences que l’on subit. C’est difficile et sache que tu peux aller à ton rythme, qu’il soit lent ou rapide, peu importe ! En aucun cas tu n’es responsable de ce que tu subis et personne n’a le droit de te faire croire le contraire ! Lorsque tu es prêt·e, parles-en à quelqu’un en qui tu as confiance et qui se montrera bienveillant·e. Pour que ça se passe au mieux, tu peux essayer de suivre ces quelques conseils :

Pour en parler avec une professionnelle spécialisée, tu peux consulter ces numéros utiles (en cours de rédaction). Tu peux aussi venir en parler sur notre tchat ! Il est entièrement anonyme et les professionnelles qui sont derrière te répondront avec bienveillance et sans jugement.

Porter plainte

Si tu souhaites porter plainte, sache que la police est obligée de recevoir ta plainte. Tu peux également écrire au Procureur de la République. Dans les deux cas, il te faudra témoigner de ton expérience et apporter des preuves, même si c’est difficile. Tu peux écrire ta déposition à l’avance et surtout être accompagnée. Les associations sont là pour ça ! Tu peux aussi te rendre au commissariat ou à la gendarmerie avec une personne de confiance. Si tu es mineur·e, tu auras besoin d’être accompagné·e par une personne majeure, ça n’a pas besoin d’être tes parents. Pour connaître les démarches possibles, clique ici et .

Dénoncer l’agresseur, c’est aussi parfois un moyen de protéger les autres : les hommes violents le sont avec beaucoup de leurs partenaires. Ta plainte peut appuyer le dossier d’une victime qui aura rencontré le même agresseur que toi. Une main courante aussi est utile pour laisser des traces de ce que tu as vécu. Tu peux venir en discuter avec nous sur le tchat pour connaître le déroulé détaillé de ces démarches.

Quelques conseils pour aller mieux

Les violences dans le couple et dans la famille sont difficiles à définir et à appréhender. C’est toujours compliqué de se rendre compte que la personne qu’on a choisie pour partager un moment de sa vie, ou qu’une personne qu’on aime profondément est capable de violences envers nous. Le fait de se rendre compte de ce qui se passe, d’analyser la situation et de pouvoir en parler est déjà un pas immense. Ce n’est pas facile et chaque petite victoire compte ! A chaque étape de ta prise de conscience et de ta reconstruction, sois sûr·e d’une chose : tu es très courageu·x·se !

Quelle que soit la situation, c’est toi qui décides de la meilleure manière d’en sortir. Si tu n’as pas envie de porter plainte, tu n’es pas obligé·e de le faire. S’il y a des gens à qui tu n’as pas envie d’en parler, ou si au contraire tu veux le dire à tout le monde, c’est ton choix. C’est toi qui choisis la meilleure manière de te sentir mieux après cette période difficile ! En attendant d’en être sorti·e, il y a mille petites manières de te faire du bien et de souffler un peu. Si tu en as envie, tu peux écrire une liste des choses que tu aimes faire et qui te feraient du bien : prendre un thé, te faire couler un bain moussant, lire quelques pages de ton livre préféré, acheter un magazine, regarder une série, aller faire une balade en forêt, faire du jogging, faire des câlins à ton chat, appeler un·e ami·e, aller au cinéma… C’est important de se consacrer quelques moments rien qu’à soi ! Se faire plaisir, même si ça ne dure que quelques minutes, c’est déjà aller mieux.